FICHE D'IDENTITE

Bassin versant :
313Km2

Longueur Albarine :
60Km

Longueur des affluents :
70Km

Nombre de communes :
27

Le Syndicat de l'Albarine et le Contrat de Rivière

Le SIABVA
2002-2007, le premier Contrat de rivière
2011-2016, le Nouveau Contrat de rivière

Le Syndicat de l'Albarine (SIABVA)

Le Syndicat intercommunal d'Aménagement du Bassin Versant de l'Albarine (SIABVA) est une structure qui rassemble les 27 communes du bassin versant de l'Albarine pour agir en faveur de l'eau et des milieux aquatiques.
Depuis 2009, le SIABVA a aussi développer la compétence de contrôle des installations d'assainissement non-collectif.

Le SIABVA a été créé suite aux crues historique de 1990 et 1991. Les communes ont alors pris conscience de l'importance de travailler sur la rivière ... et à l'échelle du bassin versant.

Entre 2002 et 2007, le premier "contrat de rivière"


Un "Contrat de rivière" est un programme d'actions pluriannuel (d'une durée de 5 ans dans le cas de l'Albarine) sur lequel l'ensemble des partenaires s'engage. Les principaux partenaires sont le SIABVA, l'Agence de l'Eau, le Conseil Régional, le Conseil général, les services de l'état, ainsi que la fédération et les associations de pêche locales.

Durant les cinq années de mise en oeuvre entre 2002 et 2007, le contrat de rivière a permis de travailler sur tous les grands enjeux de l'Albarine.

Concernant la qualité de l'eau, les communes du bassin versant se sont mobilisées pour améliorer, mettre en place ou compléter les systèmes de collecte et de traitement des pollutions domestiques. Ainsi, 13,5 millions d'euros ont été investis par les maîtres d'ouvrages entre 2002 et 2007.Cependant, « malgré les efforts consentis, le traitement des eaux usées reste un axe prioritaire dont la population a bien conscience, et sur lequel elle souhaiterait que la situation s'améliore, particulièrement sur certains points noirs du bassin versant »2. Les « points noirs » mentionnés sont les secteurs de rejets directs persistants depuis le secteur d'Hauteville-Lompnes jusqu'à Argis. Les communes en question se sont déjà largement investies dans les travaux d'assainissement mais l'ampleur des chantiers nécessite encore des années d'actions.

Concernant la gestion des crues, la situation a considérablement évolué depuis les crues historiques de 1990 et 1991. Des ouvrages transversaux ont été supprimés ou modernisés et des zones naturelles d'expansion de crues ont été retrouvées par des travaux d'entretien ou l'aménagement d'ouvrages de décharge sous les remblais d'infrastructures. Pour autant, des projets d'importance n'ont pu voir le jour du fait de sensibilités locales ou en raison d'un manque de justifications techniques. Sur la commune de Saint-Maurice de Rémens, dernière commune avant la confluence avec la rivière d'Ain, une large partie des travaux envisagés au Contrat de rivière n'a pas vu le jour. Des solutions restent à trouver pour gérer au mieux le risque inondation qui est intimement lié à la problématique du transit sédimentaire sur ce secteur .

Concernant la restauration du lit, des berges et de la ripisylve, des aménagements importants ont pu être réalisés. Cependant, des secteurs importants n'ont pas fait l'objet d'intervention suite au retard pris dans les premières années du Contrat. L'artificialisation des berges augmente la sollicitation de la végétation. La ripisylve est globalement vieillissante et les berges sont particulièrement envahies par des plantes exotiques indésirables. De plus, il est avéré que les bois morts ont constitué le principal facteur aggravant lors des crues historiques. En conséquence, la gestion de la ripisylve et des berges demeure un axe de travail de première importance. Pour les problématiques de transport solide, le premier contrat de rivière a permis d'acquérir des connaissances fondamentales et d'amorcer une gestion à la fin du contrat de rivière. Pour autant, cette gestion s'inscrit sur le long terme et des lacunes en termes de connaissance du fonctionnement du transport solide demeurent encore, notamment sur le secteur de la confluence avec la rivière d'Ain.

Concernant les peuplements piscicoles, l'Albarine possède une population remarquable de poissons de première catégorie. Le premier Contrat de rivière a permis de restaurer une importante partie du continuum fluvial en installant deux passes à poissons. Des aménagements de diversifications d'habitats ont également permis de compenser l'artificialisation du lit sur certains secteurs. Pour autant, les populations piscicoles ne sont pas dans une situation d'équilibre optimal. Ceci semble principalement lié au problème d'eutrophisation des cours d'eau. Par ailleurs, le bassin versant possède encore des populations d'Ecrevisses à pieds blancs (Austropotamobius pallipes) qu'il convient de préserver3.

Concernant la mise en valeur du patrimoine touristique et paysager, une part importante des actions envisagées n'a pu être réalisée en raison du retard accusé, ce qui a conduit le SIABVA à donner la priorité aux travaux de gestion des crues et de restauration physique.

Concernant l'information et la sensibilisation, les animations réalisées en milieu scolaire ont connu un très vif succès avec plus de 3 000 enfants sensibilisés. D'autre part, la lettre d'information ''Albarine infos'' et le site internet ont permis de toucher un public plus large.

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2011-2016, un nouveau contrat de rivière

Le premier Contrat a permis de faire de grandes avancées. Pour autant, il reste du chemin à parcourir pour l'atteinte du bon état écologique des cours d'eau.
Face à ce constat, les élus ont souhaité maintenir la dynamique enclenchée pour construire un nouveau projet sur la période 2011-2016. Beaucoup plus axé sur la restauration des milieux aquatiques, les actions pour réduire les pollutions domestiques et les risques d'inondations demeurent importants.

PDF Document de synthèse du Contrat de rivière


PDF Le dossier de Contrat de rivière


PDF Les fiches actions du Contrat de rivière


PDF L'Atlas cartographique du Contrat de rivière


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